Dans
un contexte de mondialisation et de globalisation, le patrimoine culturel est
aujourd'hui fortement menacé particulièrement en Afrique. Cela se traduit par
des phénomènes tels que l'acculturation, la déperdition des mœurs, le conflit
des générations etc.
C’est pourquoi au Sénégal, les formes d’expressions culturelles sont confrontées à des difficultés et à des contraintes majeures dont, entre autres :
C’est pourquoi au Sénégal, les formes d’expressions culturelles sont confrontées à des difficultés et à des contraintes majeures dont, entre autres :
(i)
la tendance à la régression des
valeurs culturelles,
(ii)
le recul des langues locales
surtout chez les jeunes,
(iii)
la perte des savoirs locaux,
(iv)
le manque de dynamisme et de
créativité des acteurs culturels avec comme conséquences un faible niveau d’implication dans les sphères de décisions et
un impact marginal des productions culturelles dans les processus de création
de richesses et de lutte contre la pauvreté
Dans le système mondiale, marqué par une crise multiforme, le Sénégal, un pays du Sahel importateur net de produits pétroliers avec une population de près de 13 millions d’habitants et une économie dominée par le secteur primaire et un secteur tertiaire embryonnaire et hypertrophié sous l’emprise des distorsions de sa composante informelle, la culture constitue un enjeu de développement. Les projets culturels portés par les communautés pourraient jouer un rôle significatif dans la préservation des identités et aider à éviter l’uniformisation de la culture. Il ressort ainsi du point de vue de la diversité culturelle que la culture, d’un point de vue politique serait aussi un outil d’intégration.
Cependant,
il se pose aujourd’hui, plus qu’auparavant, un problème d’identité, voire
d’indentification du patrimoine culturel, un problème de financement des
activités tout comme un problème de développement économique et institutionnel
des Ane. C’est compte tenu de tous ces
enjeux que la culture devrait occuper une meilleure place dans les programmes
des Acteurs Non Etatiques.
·
Comment concevoir les Ane comme des
institutions actives capables de créer autour d’elles un environnement culturel
productif ?
·
Quels
mécanismes de financements et de gestion pour la viabilité économique de
ces Ane ?
·
Au niveau local, comment labelliser les
évènements culturels et reconnaitre des trésors humains vivants dans les terroirs ?
·
Comment soutenir les promoteurs locaux qui
permettent de collecter les savoirs locaux et plus généralement le patrimoine
matériel et immatériel des communautés
·
Comment renforcer les capacités
professionnelles des acteurs pour doter
l’industrie culturelle naissante de ressources humaines compétentes ?
·
Comment concevoir, en termes d’orientation et
de contenu, la manifestation culturelle ouverte à la communauté, comme un outil
de développement ?
·
Comment promouvoir des projets culturels
portés par les communautés pour préserver les identités et aider à éviter
l’uniformisation de la culture ?
Ainsi, pour réfléchir sur la participation des AnE dans la
valorisation du patrimoine et de la diversité culturelle, à l’heure de la globalisation où des
produits culturels très commerciaux envahissent les pratiques culturelles des
peuples nous allons essayer de répondre à cette série de questions.
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